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Comment je me suis posé des questions essentielles: qu’est ce que le Moi et le Toi?

Éduquer un enfant autiste est bien sûr un parcours difficile, astreignant et fatiguant parfois. Il recèle cependant de quelques perles qui nous poussent dans nos retranchements de parents, et d’êtres humains tout simplement.

Ce qui est si facile pour n’importe quel neurotypique, si immédiat et spontanément compris et intégré, doit être expliqué, démontré à l’enfant autiste. Même ce qui est le plus fondamental: le Moi et le Toi.

Mon mari et moi nous sommes beaucoup posé de questions à ce propos, et sur la manière dont nous pourrions enseigner cette notion à Stan. Nous avons testé et mis en oeuvre plusieurs pistes.

Comment je me suis posé des questions essentielles: qu’est ce que le Moi et le Toi?

L’approche ABA (celle que l’on préfère)

Nous commençons tout juste le programme « Pronom » de l’ABA (Autisme et ABA: Une Pédagogie du Progrès de Ron Leaf et John McEachin): « Touche ton nez Stanislas », « touche mon nez Maman », « je te donne Stanislas un gâteau « , « Je prends moi maman un verre d’eau »… Bon c’est assez cocasse au quotidien , mais il y a du boulot! Nous attendons avec impatience de recevoir (aujourd’hui!) le livre de Vinca Rivière, « Analyse du Comportement Appliquée à l’enfant et l’Adolescent« , où je trouverai certainement encore plus d’aide concrète.

L’approche plus « psy »

Même si nous ne comptons pas sur la psy pour faire évoluer Stan (ça se saurait si les enfants autistes pouvaient avoir le fameux « déclic »), il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, et essayons de travailler sur ce fameux Moi, impalpable, indescriptible, si étrange.

J’utilisais beaucoup le miroir (jeux de grimaces, de « coucou »), les photographies (« là, sur la photo c’est moi Maman, c’est lui Papa, c’est lui grand frère, c’est toi Stanislas… »), mais cette image dans le miroir, comme me l’a gentiment fait remarquer une amie, ce n’est pas moi, c’est mon reflet, plat, froid… Un autiste peut-il saisir cela?

L’approche « barbare »

… mais qui, quand j’y pense, peut prendre sa place dans un parcours comportementaliste: piquer à Stan un truc qu’il aime et avec lequel il joue, et travailler sur le « c’est à moi ».

Et vous , comment avez- vous enseigné cette notion du moi et de l’autre à vos enfants ?

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2 Comments

  1. Bonjour,

    La psychologue m’a conseillé la manière suivante. Comme Nicolas fait de l’écholalie, lorsque je lui adresse la parole, par exemple, est ce que tu veux boire ? et bien je dois dire : est ce que je veux boire en le pointant du doigt. Et bien ça marche. Nicolas utilise le je en se montrant du doigt, et dis tu en pointant du doigt la personne à qui il s’adresse.

    Je ne sais pas si cela peut marcher pour ton enfant ; le mien a 10 ans.

    Véronique

    P.S. j’aime beaucoup tes textes

  2. C’est vrai que je n’en suis pas là avec Maëlys mais la question va vite se poser. Sur les photos, elle se pointe du doigt et je lui dis « c’est Maëlys, c’est toi » et quand elle me montre, je dis « c’est maman ». Dans le miroir idem. Je ne sais pas si c’est bien ou pas, si elle comprend, se reconnait. Et je n’ai pas été plus loin. A suivre!Mais je retiens tout ce que vous venez de dire, ça va me servir!

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